Emmanuel Macron revendique les premiers résultats de l’opération sur les stocks stratégiques de gazole. Dans un message publié lundi sur X, le président de la République a salué "des solutions concrètes qui portent leurs fruits", mises en œuvre "sans démagogie" et "sans toucher aux taxes".
Sa réaction intervient alors que les réductions commencent à apparaître dans les stations-service, après l’entrée en application du dispositif gouvernemental au début du mois.
Un prix moyen proche de 2,29 euros le litre
D’après une analyse de données publiques réalisée par l’AFP sur 8 642 stations, le gazole s’établit désormais autour de 2,29 euros le litre en moyenne. Il atteignait environ 2,38 euros en milieu de semaine dernière.
La diminution représente donc près de dix centimes par litre à l’échelle nationale. Cette moyenne masque toutefois des différences entre les enseignes et les points de vente.
Le gouvernement avait annoncé le 12 octobre la mise à disposition de dix millions de barils issus des réserves stratégiques françaises, sur trois mois. L’objectif affiché était de permettre une réduction de 12 à 18 centimes par litre à la pompe.
Le président défend une action sans baisse des taxes
Emmanuel Macron met en avant le choix d’agir sur le coût d’approvisionnement des distributeurs. Ceux-ci peuvent acheter du gazole provenant de réserves constituées à des prix inférieurs à ceux du marché actuel.
Cette méthode se distingue des baisses de fiscalité ou du blocage des prix réclamés par plusieurs formations politiques.
Le chef de l’État reconnaît néanmoins que le recul observé ne règle pas toutes les difficultés des automobilistes. "Une bonne nouvelle donc, qui nous encourage à poursuivre car les prix restent élevés", écrit-il.
Une situation encore dépendante du contexte international
Le président appelle également à la prudence face aux tensions au Moyen-Orient, qui continuent de peser sur le marché des carburants.
"Nous restons humbles et vigilants compte tenu des incertitudes géopolitiques qui demeurent", souligne-t-il.
La baisse constatée ne constitue donc pas un tarif garanti pour les prochaines semaines. L’évolution des cours internationaux et la répercussion du déstockage dans chaque réseau détermineront les prix effectivement payés par les automobilistes.