Après les manifestations, trois dimanches supplémentaires pour relancer les commerces ?

Après les manifestations, trois dimanches supplémentaires pour relancer les commerces ?
DR France MAG

Serge Papin veut demander aux préfets d’autoriser trois dimanches d’ouverture supplémentaires avant Noël pour aider les commerces affectés par les manifestations.

Le gouvernement souhaite faciliter l’ouverture des magasins à l’approche des fêtes. Invité de RTL ce lundi 2 novembre, Serge Papin a annoncé vouloir solliciter les préfets dès cette semaine afin de permettre trois dimanches d’ouverture supplémentaires avant Noël.

Le ministre du Commerce présente cette initiative comme une réponse aux difficultés des professionnels touchés par les manifestations contre la vie chère. Certains magasins ont subi des dégradations, tandis que d’autres ont fermé par précaution ou enregistré une baisse de fréquentation.

L’objectif affiché est de leur permettre de récupérer une partie de l’activité perdue pendant les samedis de mobilisation.

Des autorisations à organiser localement

Cette annonce ne constitue pas une autorisation générale et immédiate d’ouvrir tous les dimanches. Sa mise en œuvre doit passer par les préfets et les arrêtés évoqués par le ministre.

Serge Papin a également rappelé que les maires disposent déjà de la possibilité d’autoriser jusqu’à douze ouvertures dominicales par an. Il les invite à utiliser cette marge pour accompagner les commerces fragilisés.

Le ministre n’exclut pas des ouvertures plus nombreuses. Il estime toutefois qu’aller au-delà des trois dimanches supplémentaires nécessiterait des discussions avec les organisations patronales et syndicales.

La CGT critique une réponse centrée sur les commerces

Le projet suscite déjà des réserves syndicales. Sur France 2 ce lundi, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a dénoncé une réponse qui ferait supporter les conséquences de la crise aux salariés.

"Ce sont toujours les salariés qui paient", a-t-elle déclaré, en rappelant notamment les horaires atypiques auxquels sont confrontés les employés du commerce, très majoritairement des femmes.

La dirigeante syndicale estime que les mesures proposées privilégient les employeurs sans apporter de réponse suffisante aux salariés.

Les modalités concrètes de ces ouvertures restent donc à préciser localement, alors que les commerçants abordent la période des achats de fin d’année.