Emmanuel Macron écarte l’état d’urgence et convoque le renseignement

Emmanuel Macron écarte l’état d’urgence et convoque le renseignement
Emmanuel Macron écarte l’état d’urgence et convoque le renseignement - France MAG

Depuis Doha ce mercredi 21 octobre, le président a promis la fermeté avant les manifestations de samedi et annoncé une réunion avec les services de renseignement jeudi.

Emmanuel Macron réunira jeudi matin les services de renseignement, le Premier ministre Sébastien Lecornu et les ministres concernés pour examiner le déroulement des événements du 17 octobre. Devant les journalistes ce mercredi midi au Qatar, le chef de l’État a demandé un bilan détaillé après les violences et les pillages survenus en marge des manifestations contre la vie chère.

L’anticipation de cette mobilisation fait notamment l’objet de critiques. Le président entend également préparer les prochaines échéances, alors que de nouveaux rassemblements sont annoncés samedi 24 octobre.

L’état d’urgence écarté à ce stade

Le chef de l’État estime que la situation "ne requiert pas d'état d'urgence" pour le moment. Il défend les mesures engagées depuis le début de la semaine, notamment les couvre-feux localisés, auxquels il attribue le retour au calme.

Il promet parallèlement une réponse ferme pour empêcher de nouvelles dégradations. "Aucune violence n'est légitime", a-t-il insisté, en condamnant les atteintes aux personnes comme aux biens.

Une dénonciation des manipulations de l’information

Interrogé sur une éventuelle implication étrangère, Emmanuel Macron a distingué deux sujets. Il affirme ne pas identifier d’ingérence étrangère visible dans les événements eux-mêmes, mais dénonce une manipulation de l’information après les violences.

Il a notamment évoqué la circulation d’images générées par intelligence artificielle présentant de fausses scènes en France. "Ils font campagne sur notre dos", a-t-il lancé à propos de dirigeants étrangers ayant commenté la situation.

Le président défend son déplacement

Critiqué pour avoir maintenu sa tournée dans le Golfe, le président revendique ce choix. Il met en avant la sécurisation d’approvisionnements énergétiques et les bénéfices attendus pour les Français.

La prochaine étape se jouera jeudi, avec la réunion consacrée au renseignement et les échanges prévus entre le Premier ministre et les partis politiques.