L’armée en appui du dispositif de sécurité. Laurent Nuñez a annoncé, mardi 20 octobre à l’Assemblée nationale, la mobilisation des militaires de l’opération Sentinelle en vue des manifestations prévues samedi 24 octobre.
Après les violences et les pillages du week-end, le ministre de l’Intérieur entend dégager davantage de policiers et de gendarmes pour encadrer cette nouvelle journée de mobilisation.
Quel sera le rôle des militaires ?
Les soldats seront principalement affectés à des "missions de sécurisation statique", a précisé Laurent Nuñez, selon LCP. Ils prendront ainsi le relais de forces de sécurité intérieure sur certaines missions de protection. Les policiers et les gendarmes rendus disponibles pourront être engagés dans le maintien de l’ordre.
L’annonce porte donc sur un appui militaire à la sécurisation, sans confier aux soldats la gestion des cortèges. Le nombre de militaires concernés et la répartition géographique de leur déploiement n’ont pas été précisés dans les déclarations rapportées.
Des moyens renforcés et davantage de mobilité
Laurent Nuñez a également annoncé la mobilisation de la BRI, du GIGN et du RAID, ainsi que d’hélicoptères, de véhicules blindés Centaure et d’engins lanceurs d’eau, rapporte Euronews avec l’AFP.
Certains de ces moyens étaient déjà engagés le 17 octobre. Le ministre veut renforcer la réactivité du dispositif face aux groupes mobiles.
De son côté, Sébastien Lecornu a promis un dispositif "massif" pour samedi, après les défaillances reconnues dans l’organisation du week-end précédent.
Des interdictions de manifestations envisagées
Le ministre de l’Intérieur a aussi évoqué la possibilité d’interdire certains rassemblements présentant des risques de troubles à l’ordre public, y compris des manifestations déclarées.
Cette piste reste à l’étude. Pour les manifestations autorisées, il souhaite privilégier des itinéraires éloignés des bâtiments publics et des rues commerçantes.