Manifestations du 24 octobre : Maud Bregeon exige le retour au calme

Manifestations du 24 octobre : Maud Bregeon exige le retour au calme
Manifestations du 24 octobre : Maud Bregeon exige le retour au calme - DR

La porte-parole du gouvernement défend les restrictions avant la mobilisation du 24 octobre. Elle insiste sur la protection des commerces et des centres-villes.

Le gouvernement fait du rétablissement de l’ordre une condition pour avancer sur les revendications sociales. À la sortie du Conseil des ministres ce jeudi 22 octobre, Maud Bregeon a affirmé que "la priorité, c’est le retour au calme", présenté comme "le préalable à toute discussion".

Cette position intervient à deux jours d’une nouvelle mobilisation, après les violences et les pillages qui ont accompagné les rassemblements du 17 octobre. L’exécutif prépare un dispositif renforcé et plusieurs préfectures ont déjà annoncé des restrictions.

Des interdictions défendues "au cas par cas"

Interrogée sur les manifestations interdites, notamment à Lyon et à Grenoble, la porte-parole a invoqué le cadre légal. "Il y a un état de droit", a-t-elle déclaré, avant de justifier les décisions des autorités. "L’État prend ses responsabilités pour garantir l’ordre."

Pour la journée du samedi 24 octobre, elle a précisé que les interdictions seraient décidées "au cas par cas". Le gouvernement affiche l’objectif de permettre les rassemblements déclarés et encadrés lorsque les conditions de sécurité le permettent, avec une vigilance particulière sur les parcours empruntés.

La protection des zones commerçantes constitue l’une des priorités annoncées. "On a une attention toute particulière à la protection des commerces et des centres-villes", a insisté Maud Bregeon.

Un dispositif renforcé pour samedi

Les effectifs de policiers et de gendarmes mobilisés samedi doivent être supérieurs de 20 % à ceux du 17 octobre, d’après l’annonce faite ce jeudi matin par le ministre délégué à l’Intérieur, Jean-Didier Berger.

Questionnée également sur les accusations de violences policières lors de la précédente mobilisation, Maud Bregeon a défendu "le travail remarquable" des forces de l’ordre. Cette appréciation exprime la position du gouvernement et ne tranche pas les accusations soulevées.

Les conditions de tenue des rassemblements de samedi dépendront des décisions préfectorales prises localement, notamment sur leurs parcours et les périmètres interdits.