Les commerçants victimes des pillages et dégradations du week-end disposent de premières précisions sur les aides promises. À l’issue d’un conseil exceptionnel des entreprises organisé ce mardi 20 octobre à Bercy, Roland Lescure a annoncé un prêt à taux zéro pouvant atteindre 50 000 euros.
Opéré par Bpifrance, ce dispositif doit être accessible à partir de vendredi 23 octobre. Il vise à soulager la trésorerie des commerces sinistrés, confrontés aux dépenses de remise en état et à l’interruption de leur activité.
Un prêt pour faire face aux dépenses immédiates
Selon les explications du ministre de l’Économie rapportées par Le Parisien, avec l’AFP, les commerçants devront déclarer leur sinistre à leur assureur pour accéder à ce prêt de trésorerie.
Il s’agit d’une avance remboursable sans intérêts, et non d’une indemnisation de 50 000 euros versée automatiquement. Les modalités détaillées de remboursement restent à préciser dans les informations disponibles.
Des charges étalées et des remboursements accélérés
David Amiel, ministre des Comptes publics, a également annoncé des instructions au fisc et à l’Urssaf pour permettre un "étalement simplifié des charges fiscales et sociales".
Cette mesure doit permettre aux professionnels touchés de répartir leurs paiements. Elle ne correspond pas à une annulation générale des sommes dues.
Le ministre a aussi demandé au fisc d’accélérer les remboursements de créances fiscales afin d’apporter plus rapidement des liquidités aux entreprises concernées.
Un délai supplémentaire pour déclarer les sinistres
Selon le gouvernement, au moins 3 000 commerces ont subi des pillages ou des dégradations pendant le week-end.
Serge Papin, ministre du Commerce, avait annoncé lundi que le délai de déclaration des sinistres auprès des assurances serait porté à trente jours, contre cinq habituellement.
Le gouvernement avait également annoncé le déclenchement de l’activité partielle dès ce mardi, avec une prise en charge présentée à 100 %, afin de préserver les emplois. Un fonds de soutien spécifique a aussi été promis.
Plusieurs groupes bancaires, dont Crédit agricole et LCL, Crédit mutuel Alliance Fédérale et BPCE, ont parallèlement annoncé des dispositifs d’accompagnement pour les victimes.