Une intervention qui aurait pu tourner au drame. Dimanche 1er novembre, Régine Delfour, grand reporter pour CNews, est revenue sur les violences dont elle affirme avoir été victime la veille dans les rues de Paris.
La journaliste couvrait les mobilisations du 31 octobre avec son équipe lorsqu'un cortège non déclaré a rejoint le rassemblement officiel.
En apercevant de la fumée et des policiers dans une rue adjacente, elle a décidé de s'approcher pour filmer la situation. Mais les événements auraient rapidement dégénéré.
Des individus auraient commencé à viser les journalistes avec des lasers verts, avant de leur jeter des pierres.
"Ce n'était pas les casseurs que nous avons vus le 17 octobre. Là, c'était des gens qui étaient là pour vraiment faire du mal. Des professionnels", a-t-elle raconté sur CNews.
"Il m'a totalement sauvée"
Selon son témoignage, la situation est devenue particulièrement dangereuse lorsqu'un groupe d'une vingtaine de personnes s'est rapproché de l'équipe.
L'agent chargé de la sécurité de Régine Delfour se serait alors interposé pour empêcher les agresseurs de s'en prendre physiquement à elle.
"Ils allaient m'attaquer, mais mon agent de sécurité m'a protégée. Et donc, ils sont une vingtaine. Ils le prennent par-derrière. Il y a des barres de fer. Il y a des marteaux. C'est vraiment de la violence", a décrit la journaliste.
Notre journaliste Régine Delfour explique le moment où elle a été prise à partie lors de la mobilisation du 31 octobre, dans #100Actu Toute l'info est à retrouver sur https://t.co/NVs1Rf6rXd https://t.co/KzOsHu0XcO
— CNEWS (@CNEWS) November 1, 2026
Visiblement émue, elle a insisté sur le rôle décisif de son protecteur : "Il m'a sauvée, quand même. Il m'a totalement sauvée."
Les circonstances précises de cette agression présumée et ses éventuelles suites judiciaires ne sont pas précisées dans les éléments disponibles.
Des appels à protéger les journalistes
Ce témoignage a suscité plusieurs réactions au sein de CNews.
La journaliste Mémona Hintermann a notamment interpellé Emmanuel Macron, appelant les autorités à prendre la mesure des risques auxquels sont confrontés les professionnels de l'information.
"Je demande au président de la République de ne pas laisser faire", a-t-elle déclaré, avant de solliciter également le président de l'Arcom, Martin Ajdari.
"S'il vous plaît, arrêtez de mettre les journalistes en danger, ceux qui sont sur le terrain et même ceux qui sont ici", a-t-elle ajouté.
De son côté, Laurence Ferrari, présentatrice sur CNews, a dénoncé sur X les menaces visant les équipes de reportage.
"Jusqu'à quand des cibles dans le dos ? Jusqu'au drame ?", s'est-elle interrogée, mettant en cause l'absence de réaction des pouvoirs publics.
Cette nouvelle affaire intervient deux semaines après les tensions du 17 octobre, durant lesquelles les locaux parisiens abritant notamment les rédactions de CNews et du JDD avaient été pris pour cible par des manifestants.