La rentrée des vacances de la Toussaint s’accompagne d’un nouvel avertissement du ministre de l’Éducation nationale. Invité de France Inter ce lundi matin, Édouard Geffray a estimé que l’année scolaire était désormais "en risque" pour une partie des lycéens.
Le ministre évoque plusieurs centaines de milliers d’élèves préparant le baccalauréat qui n’ont pas eu cours depuis quatre à cinq semaines, en cumulant les perturbations et les vacances scolaires. Il appelle à une responsabilité collective pour permettre la reprise des enseignements.
Des perturbations encore limitées selon le ministre
Édouard Geffray décrit toutefois avec prudence un mouvement "assez résiduel" en début de matinée. Les premières remontées faisaient état de quelques établissements perturbés, notamment en Île-de-France, dans le Nord et à Toulouse.
Des blocages ont néanmoins été constatés sur le terrain. À Marseille, l’entrée du lycée Montgrand était obstruée par des bennes à ordures. À Toulouse, des élèves avaient également réinstallé des obstacles devant le lycée Berthelot.
Le ministre distingue le droit de contester les décisions du gouvernement de la possibilité d’empêcher d’autres élèves d’assister aux cours. Il insiste sur la nécessité de préserver l’accès aux établissements.
Des annonces qui ne suffisent pas à arrêter la mobilisation
Pour répondre aux revendications, le gouvernement a notamment annoncé l’annulation des suppressions de postes prévues dans le second degré et la création de 500 postes supplémentaires dans le cadre du budget 2027.
Il prévoit aussi de plafonner les classes de seconde à 28 élèves dans la moitié des lycées les moins favorisés dès la rentrée 2027, avant une généralisation en 2028.
Ces engagements n’ont pas convaincu les organisations mobilisées de mettre fin au mouvement. De nouveaux appels au blocage sont lancés pour mardi 3 et jeudi 5 novembre. Les prochains jours permettront de mesurer si la contestation reprend de l’ampleur après les vacances.