"C’est inéluctable" : Gabriel Attal maintient sa primaire malgré le refus d’Édouard Philippe

"C’est inéluctable" : Gabriel Attal maintient sa primaire malgré le refus d’Édouard Philippe
"C’est inéluctable" : Gabriel Attal maintient sa primaire malgré le refus d’Édouard Philippe - DR

Invité de TF1 ce lundi, Gabriel Attal défend toujours une primaire de la droite et du centre pour 2027. Il n’exclut pas de l’organiser sans Édouard Philippe.

Gabriel Attal ne compte pas abandonner son projet. Au lendemain du refus d’Édouard Philippe de participer à une primaire de la droite et du centre, Gabriel Attal a réaffirmé sa volonté de réunir plusieurs candidats avant l’élection présidentielle de 2027.

Invité de TF1 ce lundi 2 novembre, le candidat de Renaissance juge cette méthode indispensable pour construire une candidature capable d’accéder au second tour. Il considère qu’aucun des prétendants de son camp ne dispose aujourd’hui, seul, d’une dynamique suffisante pour rassembler.

Une primaire éventuellement sans Philippe

Le maire du Havre avait pourtant fermé la porte à cette proposition dimanche soir, au journal de TF1. Le candidat d’Horizons estime qu’une telle compétition ferait ressortir les désaccords entre ses participants plutôt que de les réunir.

Gabriel Attal défend le raisonnement inverse. Selon lui, multiplier les candidatures au premier tour constitue le véritable risque de division. Une primaire permettrait de départager les prétendants tout en donnant aux électeurs la possibilité de choisir un projet commun.

Interrogé sur l’organisation d’un scrutin sans Édouard Philippe, l’ancien Premier ministre a répondu qu’il ne fallait "rien exclure". Il assure toutefois vouloir continuer à convaincre le plus largement possible.

Un objectif fixé au début de 2027

Gabriel Attal se donne jusqu’au début de l’année prochaine pour faire aboutir sa démarche, avec la volonté d’avancer rapidement. Pour l’heure, aucune date ni modalité d’organisation n’a été arrêtée.

Son objectif affiché est d’éviter un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, une perspective qu’il présente comme particulièrement dangereuse pour le pays.

Il privilégie donc une désignation par les électeurs aux négociations de désistement entre candidats. Malgré l’opposition du président d’Horizons, il reste persuadé que son projet finira par s’imposer. "C'est inéluctable", a-t-il affirmé.