À six mois de la présidentielle, Marine Le Pen veut placer sa campagne sous le signe du renouveau. Devant les militants réunis à Orléans, elle a proposé une “Renaissance pour la France”, selon le direct de BFMTV. “C’était bien avant, ce sera mieux demain”, a-t-elle lancé, promettant de recourir aux référendums pour rendre le pouvoir aux citoyens.
Réélu à la présidence du RN samedi, Jordan Bardella a pour sa part revendiqué 8 500 participants. Sur la sécurité, il a promis un “principe du casseur payeur”, afin de faire supporter aux responsables de dégradations le coût des réparations. Il a également annoncé une revalorisation des salaires des enseignants, le vouvoiement obligatoire et une tenue unique à l’école.
Son intervention a toutefois été interrompue par des militants de l’Union des étudiants juifs de France. L’organisation a revendiqué une action dénonçant “l’antisémitisme et le racisme” du RN et affirme que ses membres ont été “agressés” puis évacués violemment. Pendant l’incident, Jordan Bardella a demandé au public de chanter la Marseillaise.
Marine Le Pen a également promis de “rétablir l’État de droit”, dénonçant l’impunité des délinquants et l’emprise des mafias dans certains quartiers. Rejetant le communautarisme, elle souhaite inscrire dans la Constitution le principe d’une seule “communauté nationale”.
Le congrès s’est déroulé sous haute surveillance, avec notamment le déploiement de la CRS8. Une centaine de militants antifascistes se sont rassemblés à environ quatre kilomètres du meeting, hors du périmètre d’interdiction fixé par la préfecture. La veille, la manifestation contre l’extrême droite avait réuni entre 13 000 personnes selon les autorités et 26 000 selon les organisateurs.