À Orléans, les vitrines disparaissent derrière des panneaux de bois, certains commerçants baissent le rideau pour le week-end et les tramways restent à quai. La ville se prépare à une manifestation d’une ampleur inédite : selon franceinfo, jusqu’à 30 000 personnes sont attendues dès 10h30, soit l’équivalent d’un quart de sa population et le double du cortège le plus fourni contre la dernière réforme des retraites.
Pour éviter le centre-ville, le tracé du défilé a été modifié. Une cinquantaine de partis, syndicats et associations appellent à marcher “contre le racisme, le fascisme et l’impérialisme”, avec le RN pour principale cible. Olivier Faure (PS), Bally Bagayoko (LFI) et Sophie Binet (CGT) ont annoncé leur participation.
Pour sécuriser cette mobilisation et le congrès du parti d’extrême droite, les autorités déploient près de 3 000 policiers et gendarmes. L’ensemble des effectifs locaux est mobilisé, avec le renfort de quinze compagnies de CRS et de gendarmes mobiles. Deux blindés Centaure, des véhicules lanceurs d’eau, des hélicoptères et des drones complètent le dispositif. Les autorités redoutent la présence de 2 000 à 3 000 “éléments radicaux” dans le cortège.
La mairie a fermé plusieurs équipements publics, les parcs et les terrasses. Dans le centre historique, circulation et stationnement sont interdits, tandis que les poubelles doivent être retirées après 8h.
Au Zénith, 5 000 militants et cadres du RN sont attendus dès 14h30 pour la réélection de Jordan Bardella, seul candidat. Le vote, également destiné à renouveler les instances du parti, a mobilisé 68 % des adhérents.
Le RN, qui revendique 160 000 membres et se présente comme le premier parti de France, affiche ainsi son soutien à son président. Celui-ci reste toutefois confronté à des accusations d’antisémitisme durant sa jeunesse, qu’il dément fermement.