La France insoumise fait son entrée au Sénat grâce à Gabriel Amard, élu dans le Rhône. Sa victoire prive la liste d’union menée par l’écologiste Thomas Dossus d’un deuxième siège. Dossus est réélu, mais sa colistière socialiste Hélène Geoffroy échoue, tout comme Bruno Bernard, parti sur une liste écologiste dissidente.
Les Écologistes perdent aussi leurs sièges dans le Bas-Rhin et en Gironde. Fragilisé par les défaites municipales de mars à Bordeaux et Strasbourg, leur groupe passe de 16 à 14 sénateurs : trois sièges perdus, en partie compensés par l’arrivée de Marc Péré, élu en Haute-Garonne sur une liste soutenue notamment par les Écologistes et LFI. Le ralliement de Gabriel Amard au groupe reste, lui, en suspens.
À l’autre bout de l’hémicycle, le RN et ses alliés de l’UDR disposent d’au moins quinze sièges, de quoi former pour la première fois un groupe au Sénat sous la Ve République. Neuf de leurs élus viennent du pourtour méditerranéen.
Malgré cette percée et le recul attendu de LR, la droite, les centristes et les socialistes restent les trois principales forces de la chambre haute.