Marine Le Pen a choisi le logement pour entrer dans le détail de son programme pour 2027.
Devant ses partisans réunis dimanche 13 septembre à Hénin-Beaumont, la candidate du Rassemblement national a présenté ce dossier comme l’un des "grands chantiers" d’un éventuel quinquennat.
Son projet repose sur trois axes : "libérer la construction, valoriser le parc existant, encourager et protéger la propriété". Elle propose notamment de développer la transformation de bureaux en logements, d’alléger les normes et les procédures et de supprimer le dispositif Zéro artificialisation nette (ZAN).
Le DPE rendu simplement indicatif
Marine Le Pen veut également mettre fin aux "contraintes basées sur le DPE". Le diagnostic de performance énergétique resterait ainsi un indicateur, sans produire les mêmes restrictions.
La candidate propose parallèlement la création de 100 % Renov, un prêt à taux zéro destiné à financer des travaux de rénovation, l’électrification du chauffage ou encore l’installation d’une climatisation.
Autre mesure avancée : réserver aux Français la priorité d’accès au logement social ainsi que le bénéfice des APL. La même logique serait appliquée, selon elle, aux logements étudiants.
Vente de HLM et réforme de la loi SRU
Marine Le Pen souhaite également abroger la loi SRU, qui impose à certaines communes un seuil minimal de logements sociaux.
Elle défend par ailleurs la vente d’une partie du parc HLM à ses occupants afin de financer de nouvelles constructions. Elle veut également permettre "l’expulsion des familles délinquantes des HLM" et leur interdire l’accès au parc social pendant trois ans.
"Notre ambition est d’aller vers une société de propriétaires", a-t-elle résumé.
La candidate souhaite enfin faciliter l’accès au crédit immobilier, rendre obligatoire la portabilité de prêts souscrits à des taux avantageux et renforcer la lutte contre les squats.