Natacha Polony veut désormais peser directement dans le débat politique. À moins d’un an de l’élection présidentielle, l’ancienne directrice de Marianne annonce la création d’un mouvement destiné à rassembler les Français qu’elle décrit comme des "orphelins de la politique".
Interrogée sur une éventuelle candidature à l’Élysée, la journaliste de 51 ans ne ferme plus la porte. "Je n’exclus rien", affirme-t-elle dans un entretien accordé au Parisien.
Son ambition affichée est de "perturber le jeu politique" et d’éviter aux électeurs un "vote sacrificiel" qui consisterait uniquement à faire barrage à l’un des candidats qualifiés pour le second tour.
Une ligne entre Séguin et Chevènement
Natacha Polony refuse de s’inscrire clairement dans le clivage droite-gauche. "Ma lignée, c’est le gaullisme social de Philippe Séguin et la gauche républicaine de Jean-Pierre Chevènement", résume-t-elle.
Elle place notamment la souveraineté économique au centre de son projet, avec la volonté de renforcer la production industrielle, énergétique et alimentaire française.
Sur les salaires, elle propose de diminuer certaines cotisations afin de permettre aux entreprises d’augmenter les rémunérations. Elle souhaite également rouvrir le débat sur le temps de travail, sans se prononcer pour l’instant précisément sur les 35 heures.
Après plusieurs déplacements et participations à des rendez-vous politiques ou économiques ces derniers mois, Natacha Polony franchit ainsi une nouvelle étape sans annoncer formellement sa candidature. Une éventuelle entrée dans la course nécessiterait encore, notamment, de réunir les 500 parrainages d’élus.