Le suspense est levé. Après plusieurs mois de réflexion et une phase de consultation du camp social-démocrate, Raphaël Glucksmann a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Invité du journal de 20 heures de TF1 dimanche 23 août, l’eurodéputé a assuré vouloir porter une "alternative" à l’extrême droite et au macronisme.
"Si je suis candidat aujourd’hui, c’est pour relever la France. (...) Je me prépare depuis des mois", a déclaré le cofondateur de Place publique, âgé de 46 ans.
Il a également insisté sur son ambition de ne pas faire "une candidature de témoignage", mais bien de "gagner" l’élection présidentielle.
Une primaire avec le Parti socialiste en octobre
Raphaël Glucksmann a confirmé sa participation à la primaire organisée avec le Parti socialiste en octobre prochain. Il apparaît comme le favori de ce scrutin, auquel plusieurs personnalités socialistes pourraient participer.
Le candidat a toutefois réaffirmé sa rupture avec La France insoumise, assurant qu’"il n’y aura plus jamais d’accord" avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon s’il remportait la primaire.
🔴 ⚡ Raphaël Gluksmann : "Si je gagne cette primaire, il n'y aura plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon (...) Il faut arrêter d'avoir peur de lui"
— LCI (@LCI) August 23, 2026
▶️ LE20H de @TF1 avec @audrey_crespo pic.twitter.com/x52Wqmf7Mo
Il a en revanche tendu la main aux Écologistes et aux communistes, citant notamment des convergences sur la transition écologique, la réindustrialisation et la place des travailleurs dans le contrat social.
Une hausse des salaires nets au cœur du programme
Parmi ses premières propositions, Raphaël Glucksmann a placé l’augmentation de la rémunération nette des travailleurs au centre de son projet.
Il souhaite notamment réduire les prélèvements sociaux sur les salaires, une mesure qu’il financerait par une hausse de la fiscalité sur les "méga-héritages" et les 1 % des Français les plus riches.
Selon lui, cette réforme permettrait de dégager 15 milliards d’euros réorientés directement vers les fiches de paie.
Le candidat a également annoncé vouloir lancer un "plan de sauvetage de l’école publique".