À mesure que l’élection présidentielle approche, le gouvernement veut afficher sa fermeté face aux campagnes de déstabilisation venues de l’étranger.
"La France ne tolérera aucune tentative d'ingérence étrangère dans son débat démocratique", a prévenu Jean-Noël Barrot ce vendredi sur X. Une réponse notamment adressée à Jean-Luc Mélenchon, qui avait dénoncé la veille une présidentielle devenue selon lui "open bar pour tous les manipulateurs du monde".
Ces derniers jours, plusieurs personnalités susceptibles de concourir en 2027 ont été visées par des contenus mensongers attribués à des réseaux prorusses.
Édouard Philippe a notamment fait l’objet de fausses informations concernant son état de santé.
Raphaël Glucksmann et sa compagne Léa Salamé ont également été pris pour cible par une campagne accusant la journaliste d’avoir rémunéré des médias afin de favoriser la candidature de l’eurodéputé.
Gabriel Attal a de son côté été présenté, sans fondement établi, comme pouvant être atteint de la maladie de Parkinson.
M. Mélenchon, les tentatives d’ingérence étrangère à des fins de manipulation de notre débat démocratique sont un sujet trop sérieux pour en faire le prétexte à une interpellation dont vous savez très bien qu’elle est infondée.
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) August 7, 2026
La France ne tolérera aucune tentative d’ingérence… https://t.co/64j6ib8VVH
Pour le ministre des Affaires étrangères, ces opérations coordonnées doivent être distinguées des simples prises de position publiques de responsables étrangers.
Les propos d’Elon Musk ne sont pas assimilés à une ingérence
Jean-Noël Barrot faisait notamment référence à la polémique déclenchée par Elon Musk contre Marine Tondelier. Le propriétaire de X avait accusé jeudi la candidate écologiste de "trahison envers la France" après sa proposition d’interdire le réseau social durant la campagne présidentielle.
Selon le chef de la diplomatie française, qu’un responsable ou une personnalité étrangère exprime publiquement son soutien ou son opposition à une ligne politique française ne constitue pas, en soi, une manipulation électorale.
Jean-Noël Barrot estime enfin que la lutte contre ces opérations passera aussi par un encadrement plus strict des grandes plateformes numériques, devenues l’un des principaux terrains de ces stratégies d’influence.