La campagne présidentielle française attire déjà les réseaux de désinformation prorusses. Après Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal est à son tour la cible de publications fabriquées pour nuire à son image.
Plusieurs vidéos circulant sur X et TikTok reprennent l’identité visuelle de grands médias français afin de leur donner une apparence crédible. Elles diffusent différentes fausses informations sur le candidat, affirmant notamment qu’il serait atteint de la maladie de Parkinson.
L’entourage de Gabriel Attal confirme une "ingérence en provenance de Russie".
Une méthode destinée à tromper les internautes
Les auteurs de ces contenus ont usurpé les codes du Monde, de RFI, du Parisien et de l’Agence France-Presse. Aucun de ces médias n’est à l’origine des vidéos.
Selon le collectif Antibot4Navalny, spécialisé dans l’identification des manipulations numériques prorusses, cette offensive présente des similitudes avec le dispositif Matriochka.
Apparue en 2024, cette méthode consiste à produire en série de fausses publications attribuées à des médias reconnus, puis à les adresser massivement aux journalistes chargés de vérifier les informations. L’objectif est à la fois de diffuser le mensonge et de saturer les rédactions.
Gabriel Attal n’est pas le premier prétendant à l’Élysée confronté à ce type d’opération.
Édouard Philippe, président d’Horizons, et Raphaël Glucksmann, qui pourrait également se présenter en 2027, ont été ciblés ces derniers jours par des campagnes de déstabilisation attribuées à des réseaux liés à la Russie.