Raphaël Glucksmann n’a pas encore officialisé sa candidature à l’Élysée, mais il peut désormais compter sur un soutien de poids à gauche.
Daniel Cohn-Bendit a clairement pris position en sa faveur dans un entretien accordé au Point. L’ancien eurodéputé écologiste considère que le patron de Place Publique est celui qui propose actuellement la ligne la plus prometteuse au sein de la gauche réformiste.
"Il faut le soutenir, non le contrecarrer", affirme-t-il, saluant un "positionnement nouveau" susceptible, selon lui, de faire émerger une gauche à la fois sociale et écologiste.
Mais Raphaël Glucksmann doit encore préciser ses intentions pour 2027. Le député européen devrait notamment indiquer d’ici la fin de l’été s’il se lance officiellement dans la course présidentielle et s’il accepte de participer à la primaire voulue par le Parti socialiste dans l’espace social-démocrate.
Daniel Cohn-Bendit invite de son côté à dépasser la seule question du charisme pour privilégier le projet politique. Il dit voir en Glucksmann le seul responsable capable d’esquisser une transformation durable du réformisme de gauche entre 2027 et 2032.
L’ancien écologiste se montre beaucoup plus sévère avec plusieurs figures historiques de la gauche. François Hollande, Ségolène Royal et Bernard Cazeneuve sont ainsi qualifiés de "has been" dans l’entretien.
Daniel Cohn-Bendit réserve également ses critiques les plus fortes à Jean-Luc Mélenchon.
Il estime que le leader de La France insoumise "n’est plus de gauche", lui reprochant d’avoir abandonné des valeurs qu’il juge universalistes. Il l’accuse aussi d’adopter "un positionnement antisémite" et critique vivement ses positions internationales, notamment à l’égard de Vladimir Poutine et de Xi Jinping.