Laurent Wauquiez veut éviter une nouvelle bataille des candidatures à droite. Pour sa rentrée politique ce dimanche 30 août en Haute-Loire, le président du groupe LR à l’Assemblée nationale a plaidé pour l’organisation d’une primaire.
"La multiplication des candidatures de droite, c’est l’échec assuré", a-t-il prévenu devant ses soutiens réunis au Mont Mézenc en Haute-Loire.
Plutôt que de laisser les sondages départager les prétendants, Laurent Wauquiez estime qu’une primaire assortie de "règles du jeu" constituerait "la moins mauvaise des solutions pour rassembler la droite".
"Nous n’avons pas ce luxe"
Le député de Haute-Loire considère qu’une candidature unique est indispensable pour espérer se qualifier en 2027. "Plusieurs candidats de droite au premier tour, nous n’avons pas ce luxe", a-t-il insisté, comme une pique adressée à un certain Bruno Retailleau, président des Républicains qui a lancé sa candidature depuis déjà quelques mois.
15ème montée du Mézenc. Vous savez combien vous voir tous ici me touche, dans ce lieu qui compte tant pour moi. Ce lieu où chaque année vous avez été au rendez-vous, dans les succès comme dans les épreuves.
— Laurent Wauquiez (@laurentwauquiez) August 30, 2026
Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un défi qui me tient profondément… pic.twitter.com/fKh6OQI0Xm
L'ancien président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a également fixé comme objectif d’"arrêter Jean-Luc Mélenchon dès le premier tour" et accusé ce dernier, comme Marine Le Pen, d’être à leur manière "les rentiers de ces fractures françaises".
Laurent Wauquiez a par ailleurs consacré une partie de son discours aux territoires ruraux, estimant que "la droite ne peut pas l’emporter si elle laisse la ruralité à Marine Le Pen".
Plusieurs responsables politiques étaient présents pour cette rentrée, dont la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, le ministre délégué Jean-Didier Berger et l’ancien président de LR Christian Jacob.