Matthieu Pigasse a choisi des mots particulièrement forts devant les militants écologistes réunis ce vendredi 21 août à Grenoble.
Le banquier d’affaires estime que la France traverse "un moment de bascule" et même "un moment prérévolutionnaire", face à ce qu’il qualifie de "monarchie technocratique agonisante".
"Si on n’agit pas, un choc profond va se produire", a averti celui qui se dit depuis plusieurs mois prêt à s’engager davantage si la gauche avait besoin de lui.
Interrogé dans le prolongement des propositions de Marine Tondelier sur une "nuit d’abolition des privilèges climatiques", Matthieu Pigasse a reconnu avoir lui-même "acquis un certain nombre de privilèges", tout en rappelant ne pas être issu de la noblesse.
Un appel à unir davantage les médias de gauche
Le propriétaire de Radio Nova participait à un échange avec la sénatrice Mélanie Vogel consacré à la "bataille culturelle contre l’extrême droite".
Matthieu Pigasse a notamment appelé à "déconstruire les récits et les mythes de la droite radicale" et à proposer un nouvel imaginaire susceptible de "retrouver un espoir".
À la tête de plusieurs festivals, dont Rock-en-Seine, We Love Green et les Eurockéennes de Belfort, il a également insisté sur le rôle de la culture et des médias dans ce combat.
Il dit constater "la grande efficacité des médias de droite radicale", qu’il juge capables d’agir de manière coordonnée, là où les médias de gauche souffriraient selon lui davantage de "division".