Gabriel Attal veut placer la transformation des institutions au cœur de sa campagne présidentielle.
Dans un entretien publié ce samedi 1er août par le Journal du dimanche, le patron de Renaissance promet de soumettre aux Français "la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958" en cas de victoire.
L’ancien Premier ministre, qui cherche à combler son retard sur Édouard Philippe dans les sondages, détaillera à l’automne son projet de nouvelle organisation territoriale. Son objectif affiché : "déparisianiser la France" et faire du maire l’élu disposant des pouvoirs les plus importants au niveau local.
Le candidat propose une réduction importante des effectifs du Parlement. L’Assemblée nationale passerait de 577 à 350 députés, tandis que le Sénat ne compterait plus que 200 membres, contre 348 actuellement.
Gabriel Attal défend cette mesure au nom de l’efficacité et affirme qu’elle permettrait d’économiser plusieurs centaines de millions d’euros chaque année.
Il souhaite également consulter directement les Français à échéance régulière. Une journée de référendum serait organisée tous les ans, avec plusieurs questions à choix multiples préparées en amont avec les partis politiques et les partenaires sociaux.
Deux mois maximum pour une réponse administrative
La réforme envisagée concernerait aussi le fonctionnement de l’administration. Gabriel Attal veut inscrire dans la Constitution un "principe de rapidité".
Toute personne ou entreprise portant un projet devrait ainsi recevoir une réponse dans un délai maximal de deux mois. Sans décision de l’administration dans ce laps de temps, la demande serait considérée comme acceptée.
Les différents recours administratifs ne pourraient par ailleurs pas s’étendre au-delà de dix-huit mois. L’ancien chef du gouvernement estime que cette limite empêcherait certains projets de rester bloqués pendant plusieurs années.
Le candidat Renaissance annonce enfin une réforme profonde de la justice et reprend sa proposition de quotas limitatifs en matière d’immigration.
Il envisage également un plan de départs volontaires concernant 100 000 fonctionnaires, avec le versement d’une prime. Sur les retraites, Gabriel Attal souhaite supprimer l’âge légal de départ au profit d’un système universel intégrant une part de capitalisation.