À l'approche du coup d'envoi de la campagne de la présidentielle, Emmanuel Macron a mis en garde contre les interprétations hâtives des sondages.
Lors d’une conférence de presse organisée à Brühl, près de Cologne, aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz, le président de la République a invité à relativiser les enquêtes d’opinion qui annoncent une possible victoire de Marine Le Pen en 2027.
"Méfiez-vous des sondages", a-t-il déclaré, rappelant qu’à l’été 2016, peu d’observateurs l’imaginaient remporter l’élection présidentielle quelques mois plus tard.
Emmanuel Macron a également estimé qu’il ne fallait pas considérer comme acquise l’issue du prochain scrutin. "Faites confiance au peuple français, ne lui prédisez pas toujours le pire, laissez-lui vouloir le meilleur", a-t-il ajouté devant les journalistes.
Une manière pour le chef de l’État de rappeler que les rapports de force politiques peuvent évoluer rapidement au cours d’une campagne électorale.
Interrogé lui aussi sur l’hypothèse d’une victoire de Marine Le Pen, le chancelier allemand Friedrich Merz a évité de commenter la politique intérieure française.
Le dirigeant allemand a assuré que Berlin travaillerait avec le futur président ou la future présidente choisi par les Français. "L’Allemagne tendra toujours la main à une coopération approfondie et fondée sur la confiance avec la France, quelle que soit la décision des électeurs de nos deux pays", a-t-il déclaré.