En déplacement à la foire de Châlons-en-Champagne, Éric Zemmour a refusé d’officialiser immédiatement ses intentions. "Quand je devrai annoncer ma candidature, je l'annoncerai", a-t-il déclaré, tout en assurant que sa décision serait connue avant la fin de l’année.
Le dirigeant de Reconquête a également évoqué Sarah Knafo, dont le nom a été cité ces derniers mois parmi les personnalités susceptibles d’incarner le parti en 2027. Selon Éric Zemmour, la vice-présidente de Reconquête souhaite au contraire le voir se présenter et le considère comme le candidat naturel de la formation.
La décision du président de Reconquête encore en suspens
Éric Zemmour connaît déjà l’exercice d’une campagne présidentielle. En 2022, il avait terminé quatrième du premier tour avec 7,07 % des suffrages, après avoir connu une forte progression dans les sondages quelques mois auparavant.
À l’approche de 2027, il estime toutefois que les intentions de vote actuelles ne permettent pas encore de prévoir l’issue du scrutin. "La situation est beaucoup plus mouvante qu'on ne le croit et qu'on ne le dit", a-t-il affirmé. Le président de Reconquête semble également avoir pris ses distances avec l’idée d’une primaire à droite, à laquelle il disait auparavant être favorable. Il juge aussi qu’une union des différentes forces de droite reste difficile à envisager tant que le Rassemblement national conserve une position aussi favorable dans les sondages.
Éric Zemmour entend malgré tout tenter d’imposer sa propre dynamique dans les prochains mois. "Je ferai tout pour avoir évidemment une dynamique", a-t-il assuré.