Présidentielle 2027 : Xavier Bertrand officialise sa candidature et refuse toute primaire à droite

Présidentielle 2027 : Xavier Bertrand officialise sa candidature et refuse toute primaire à droite

Xavier Bertrand a officialisé ce jeudi au Medef sa candidature à la présidentielle de 2027. Le président des Hauts-de-France exclut toutefois de participer à une primaire à droite.

La course à l’Élysée prend progressivement forme.

Ce jeudi, le Medef réunit sept des principaux prétendants à la présidentielle pour un premier grand débat autour de leurs programmes économiques, face à des chefs d’entreprise. 

Parmi les candidats déjà déclarés, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe propose notamment de réduire à 12 mois la durée d’indemnisation chômage des moins de 50 ans. De son côté, l’ancien président François Hollande, qui n’exclut pas de se présenter si la situation l’exige, défend un départ à la retraite à 63 ans avant un allongement progressif de la durée de cotisation.

C’est dans ce contexte que Xavier Bertrand a officialisé, ce jeudi lors de l’université d’été du Medef, sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Ancien ministre et actuel président de la région Hauts-de-France, il compte se présenter comme candidat indépendant et refuse de passer par une primaire.

À droite, cette nouvelle candidature vient notamment concurrencer celle de Bruno Retailleau, président des Républicains, lui aussi engagé dans la course à l’Élysée. Xavier Bertrand connaît déjà l’exercice d’une sélection interne : en 2021, avant la précédente présidentielle, il avait terminé quatrième parmi les cinq candidats départagés par LR.

Le président des Hauts-de-France entend donc cette fois tracer sa propre voie. Opposant de longue date à Emmanuel Macron, il a également écarté l’idée d’un rapprochement avec ses anciens soutiens, visant notamment Édouard Philippe, qui fut Premier ministre entre 2017 et 2020.

Enfin, Xavier Bertrand a profité de ce rendez-vous pour marquer sa différence avec la gauche, en ciblant directement Jean-Luc Mélenchon. Avant la venue du leader de La France insoumise au Medef, il l’a appelé à condamner publiquement des propos de l’eurodéputée Manon Aubry, estimant qu’on “ne met pas une cible dans le dos des entrepreneurs français et de leurs familles”. 

Les hostilités sont lancées.