La condamnation en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens ne semble pas freiner ses ambitions présidentielles. Ni son aura auprès de l'électorat français.
Au contraire, les premiers sondages réalisés après l’annonce de sa candidature montrent une progression de la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale.
Selon une enquête de l’Ifop réalisée pour LCI et Le Figaro, Marine Le Pen recueillerait 36 % des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle 2027.
Il s’agit d’une progression de quatre points par rapport à une précédente mesure effectuée à la mi-juin.
Dans cette hypothèse, elle devancerait largement Édouard Philippe (19 %) et Jean-Luc Mélenchon (15 %).
Dans un scénario où Gabriel Attal représenterait le bloc central, Marine Le Pen conserverait le même niveau à 36 %. L'ancien Premier ministre serait alors crédité de 15 %, quasiment à égalité avec Jean-Luc Mélenchon.
Derrière eux figureraient notamment Raphaël Glucksmann (12 %) et Bruno Retailleau (10 %).
Une tendance confirmée par un second sondage
Une autre enquête réalisée par Harris Interactive pour M6 et RTL confirme cette dynamique. Marine Le Pen y est mesurée entre 34 % et 36 %, selon les hypothèses testées.
Édouard Philippe apparaîtrait comme son principal concurrent avec environ 20 % des intentions de vote, tandis que Gabriel Attal serait mesuré à 16 %.
Les deux études donnent également la candidate du RN gagnante dans tous les scénarios de second tour testés.
L’écart varie toutefois selon les instituts avec 51 % contre 49 % face à Édouard Philippe selon Harris Interactive, et 54 % contre 46 % selon l’Ifop.