Bruno Retailleau est entré dans l’arène présidentielle.
Le président des Républicains a tenu ce samedi son premier grand meeting de campagne au Parc floral de Paris. Devant environ 4 400 personnes, le candidat à l’Élysée a cherché à démontrer sa capacité de rassemblement et à installer sa candidature face à ses concurrents du bloc central, Édouard Philippe et Gabriel Attal.
"Il y aura une énorme surprise et cette surprise, ce sera nous, car nous allons gagner", a lancé le Vendéen à ses partisans. "Je vous propose de remettre la France à l’endroit", a-t-il poursuivi.
Durant près d’une heure, Bruno Retailleau a détaillé les grands axes de son projet.
L’ancien ministre de l’Intérieur a insisté sur la maîtrise de l’immigration, le renforcement de l’autorité de l’État et une réforme de la justice. Il a également défendu un modèle social fondé sur le travail, dénonçant ce qu’il qualifie "d’assistanat".
Depuis un demi-siècle, citez-moi un seul phénomène qui ait autant bouleversé notre société que l’immigration sans jamais que les Français n’aient eu leur mot à dire.
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 20, 2026
Ce que je veux c’est que nous puissions choisir ceux que nous voulons accueillir.
L'alternative, ce sera de nous… pic.twitter.com/NUjN8Mg9nz
Sur le plan économique, il a promis une baisse des contraintes pesant sur les entreprises et une simplification administrative massive. "Je voudrais qu’on prenne une tronçonneuse pour tailler dans les normes", a-t-il déclaré, reprenant une formule popularisée par le président argentin Javier Milei, vers lequel lorgne également son rival David Lisnard.
L’un des temps forts du meeting a été l’intervention de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, proche de Bruno Retailleau. Très applaudi par la salle, l’auteur est revenu sur son emprisonnement en Algérie et a salué l’engagement du candidat LR contre le régime algérien.
Malgré l’affluence revendiquée par l’organisation, plusieurs figures importantes de la droite étaient absentes, parmi lesquelles Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand ou encore Jean-François Copé. À l’inverse, Valérie Pécresse, Michel Barnier, François Baroin et Gérard Larcher avaient fait le déplacement.
À moins d’un an du scrutin, Bruno Retailleau tente désormais de s’imposer comme le candidat naturel de la droite face à un espace politique déjà occupé par plusieurs prétendants. Son premier meeting marque le véritable coup d’envoi d’une campagne qui s’annonce particulièrement disputée.