Anasse Kazib relance sa candidature à la présidentielle… malgré un premier échec et un procès à venir

Anasse Kazib relance sa candidature à la présidentielle… malgré un premier échec et un procès à venir
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Déjà candidat sans succès en 2022, le cheminot et syndicaliste Anasse Kazib a annoncé vouloir se présenter à l’élection présidentielle de 2027 sous les couleurs de Révolution permanente, mouvement d’extrême gauche issu du NPA.

Il avait échoué à réunir les 500 parrainages nécessaires en 2022. Anasse Kazib veut pourtant croire à une seconde chance en 2027.

Le cheminot et syndicaliste a annoncé ce lundi sa candidature à l’élection présidentielle de l'année prochaine sous les couleurs de Révolution permanente, formation d’extrême gauche née d’une scission avec le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

Dans une vidéo diffusée pour lancer sa campagne, l’ancien chroniqueur des Grandes Gueules sur RMC affirme vouloir porter "une candidature ouvrière, communiste et révolutionnaire" lors du scrutin prévu en avril 2027.

Âgé de 39 ans et originaire de Sarcelles (Val-d’Oise), Anasse Kazib s’était déjà lancé dans la course à l’Élysée en 2022, sans parvenir à franchir l’étape cruciale des parrainages d’élus. Il n’avait alors obtenu que 160 signatures, loin des 500 exigées.

Cette fois, Révolution permanente assure avoir pris de l’avance.

Dans un communiqué, le mouvement affirme être mobilisé "depuis un mois sur les routes" et dit avoir déjà recueilli le soutien de "dizaines de maires".

Une critique de La France insoumise

Le parti en profite pour se démarquer de La France insoumise et de sa stratégie politique. Révolution permanente critique notamment "des projets comme celui de LFI" qui, selon lui, privilégient "un bloc électoral et une stratégie citoyenne" au détriment d’une représentation plus affirmée du monde ouvrier et des luttes sociales.

Cheminot de profession et syndicaliste à Sud Rail, Anasse Kazib est également connu pour ses engagements antiracistes et ses positions en faveur de la cause palestinienne.

Il doit d'ailleurs comparaître le 25 juin devant la justice pour "apologie du terrorisme", après des propos tenus au sujet de la "résistance palestinienne" au lendemain des attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Le militant dénonce de son côté une "criminalisation des militants politiques et syndicalistes" engagés en soutien à la cause palestinienne.

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