Édouard Philippe est entré de plain-pied dans la course à l’Élysée.
Lors d’un grand meeting organisé à Paris, l’ancien Premier ministre a détaillé sa vision de la fonction présidentielle et les grandes orientations qu’il souhaite porter en vue de l’élection de 2027.
Face à plusieurs milliers de militants et sympathisants, le maire du Havre a insisté sur la nécessité de tenir un cap clair malgré les difficultés.
"Je serai le président de la constance", a-t-il affirmé, promettant de dire aux Français "ce qui est bon pour le pays", même lorsque les décisions sont impopulaires.
Au cours d’un discours d’environ une heure, il a également mis en avant son expérience à Matignon et sa volonté d’incarner une forme de stabilité dans un contexte politique marqué par les divisions.
Des efforts demandés, notamment aux retraités
Sur le fond, Édouard Philippe a prévenu que le redressement du pays nécessiterait des efforts collectifs. "Je demanderai des efforts, mais des efforts justes, partagés et étalés dans le temps", a-t-il assuré.
Le dirigeant d’Horizons a toutefois indiqué que certaines catégories devraient davantage contribuer au financement du modèle social français, citant notamment les retraités.
À l’inverse, il a affirmé vouloir préserver les ouvriers, les salariés modestes et les travailleurs indépendants.
Cette prise de parole intervient alors que plusieurs personnalités de la majorité présidentielle ont récemment affiché leur soutien à sa candidature. Parmi elles figurent notamment les ministres Maud Bregeon et Mathieu Lefèvre, proches du garde des Sceaux Gérald Darmanin.
À quelques mois du début officiel de la campagne présidentielle, Édouard Philippe entend désormais s’imposer comme l’un des principaux prétendants à la succession d’Emmanuel Macron.