Dans un entretien publié ce dimanche par La Tribune Dimanche, le maire du Havre et président du parti Horizons estime que l’élection présidentielle de 2027 ne devra pas se résumer à un débat sur l’héritage du macronisme.
"Le sujet, ce n’est pas de rompre ou de ne pas rompre, c’est de faire", affirme l’ancien chef du gouvernement, qui revendique une forme de continuité avec la politique menée depuis 2017.
S’il refuse l’étiquette d’héritier d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe assume plusieurs réformes engagées lorsqu’il occupait Matignon entre 2017 et 2020. Il cite notamment la baisse du chômage, le développement de l’apprentissage, la réindustrialisation ou encore l’amélioration de l’attractivité économique du pays.
"Je ne suis ni un héritier ni quelqu’un qui se renie", assure-t-il, se présentant comme "un homme libre" qui assume son bilan tout en souhaitant apporter sa propre vision.
L’ancien Premier ministre marque toutefois sa différence sur la pratique des institutions. Selon lui, les présidents de la République ont eu tendance, depuis Nicolas Sarkozy, à vouloir "autant gouverner que présider".
Un appel à l’union de la droite et du centre
Alors que Gabriel Attal et Bruno Retailleau apparaissent également comme des prétendants à l’Élysée, Édouard Philippe affiche sa volonté de fédérer son camp. "Ma conviction, ma stratégie, c’est que pour l’emporter et pour faire avancer le pays, il faut un grand rassemblement de la droite et du centre", explique-t-il.
Crédité actuellement de 15 à 19 % des intentions de vote dans plusieurs enquêtes d’opinion, il assure ne pas douter du "sens des responsabilités" de ses concurrents si sa candidature s’impose comme la mieux placée.
Le premier grand meeting de campagne d’Édouard Philippe est programmé le 5 juillet prochain à l’Adidas Arena de Paris.