Actuellement derrière l'ancien Premier ministre Édouard Philippe dans les intentions de vote au sein du bloc central, Gabriel Attal détaille sa vision pour la présidentielle de 2027 dans une tribune publiée par La Tribune Dimanche.
Le secrétaire général de Renaissance estime qu'il faut "desserrer la tenaille" entre le RN et LFI en construisant un rassemblement dépassant le seul espace de la droite et du centre. Un positionnement qui s'inscrit dans la ligne classique des formations modérées, consistant à refuser de "faire le jeu des extrêmes".
S'il souhaite d'abord réunir les forces partageant les mêmes valeurs au sein du centre, l'ancien chef du gouvernement juge qu'un rapprochement entre la droite et le centre serait "trop étroit" et insuffisant. Il plaide ainsi pour un rassemblement "au-delà des étiquettes partisanes et des logiques d'appareils" afin de s'adresser à "tous les Français, sans exception, d'où qu'ils viennent".
Gabriel Attal met également en garde contre le risque d'un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon au candidat du RN, qu'il qualifie de "pacte nationalo-Insoumis".
Selon lui, les deux formations politiques "ont besoin l'une de l'autre" et partagent les mêmes méthodes. Il compare aussi le leader de LFI à Donald Trump, dénonçant un "culte de la personnalité", une "stratégie du chaos permanent" et une "délégitimation constante des contre-pouvoirs".
Cette position contraste avec celle qu'il défendait en juillet 2024, lorsqu'il appelait à faire "barrage" au RN, y compris en soutenant un candidat LFI au second tour des législatives.