L’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, est au cœur d’une polémique après une interview diffusée jeudi 4 juin dans Complément d’enquête. Interrogé sur la présidentielle française de 2027, le diplomate a affirmé souhaiter voir "n’importe qui plutôt que Jean-Luc Mélenchon" accéder à l’Élysée.
Des propos rapidement dénoncés par plusieurs responsables politiques français, qui y voient une prise de position inacceptable d’un ambassadeur étranger dans le débat politique national.
Lors de cette même interview, Joshua Zarka est également revenu sur sa rencontre récente avec Marine Le Pen, reconnaissant un changement de doctrine dans les relations entre Israël et le Rassemblement national.
"Ça ne se faisait pas auparavant", a-t-il admis, estimant toutefois que "le RN a changé", tout en rappelant que le Front national avait selon lui “une tendance antisémite claire”.
À gauche, les réactions ont été immédiates.
Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a dénoncé "une ingérence étrangère revendiquée", estimant que les autorités françaises devraient condamner de tels propos.
Même tonalité au Parti socialiste, où son premier secrétaire Olivier Faure a dénoncé une "ingérence inacceptable", rappelant que "les Français décideront seuls de leur avenir".
La polémique dépasse toutefois le seul camp de gauche. L’eurodéputée Horizons Nathalie Loiseau a elle aussi estimé qu’il s’agissait "d’une ingérence manifeste dans notre vie politique intérieure", qualifiant cette prise de position de "totalement inappropriée" pour un ambassadeur en fonction.