Jean-Luc Mélenchon a posé les bases de sa doctrine sur l’avenir institutionnel des territoires ultramarins et insulaires. En meeting dimanche 8 juin à Saint-Denis, le candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle de 2027 a affirmé que, s’il était élu, la Nouvelle-Calédonie serait conduite "vers l’indépendance", tout en promettant à la Corse une "autonomie étendue".
Face à plusieurs milliers de sympathisants réunis devant la basilique de Saint-Denis pour ce premier grand rendez-vous de campagne, l’ancien député a estimé qu’une clarification était nécessaire sur le devenir de certains territoires éloignés de l’Hexagone.
"Les populations concernées exigent de la clarté", a-t-il plaidé, évoquant aussi la Guyane et d’autres collectivités ultramarines. Selon lui, la future présidence devra s’appuyer sur un principe : celui du "respect des populations" et de leur capacité à se libérer de "dépendances et dominations".
Concernant la Nouvelle-Calédonie, régulièrement traversée par des tensions autour de son statut politique, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu’il n’aurait pas recours à la force de l’État. "Notre présidence n’enverra jamais la troupe en Nouvelle-Calédonie", a-t-il lancé, en référence aux violentes émeutes qui avaient frappé l’archipel il y a deux ans et causé 14 morts.
Le leader insoumis a également ouvert la porte à une évolution institutionnelle en Corse, indiquant vouloir accompagner l’île vers une autonomie renforcée, conformément aux aspirations exprimées localement.
Enfin, s’adressant aux territoires ultramarins comme La Réunion ou les Antilles, Jean-Luc Mélenchon a défendu l’idée d’un débat sans tabou sur l’autonomie, à condition qu’elle résulte d’un choix exprimé par les populations concernées et selon un calendrier qu’elles détermineraient elles-mêmes.