À Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon défend le vote à 16 ans et la suppression de Parcoursup

À Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon défend le vote à 16 ans et la suppression de Parcoursup

Jean-Luc Mélenchon a proposé d’abaisser le droit de vote à 16 ans et défendu l’abolition de Parcoursup, dimanche 11 octobre au Zénith d’Auvergne. Près de Clermont-Ferrand, le candidat LFI à la présidentielle de 2027 a soutenu la mobilisation lycéenne et détaillé ses projets pour l’éducation.

Le droit de vote dès 16 ans et la fin de Parcoursup ont occupé une place centrale dans le meeting de Jean-Luc Mélenchon, dimanche 11 octobre à Cournon-d’Auvergne. Devant une salle comble au Zénith, le candidat insoumis a relié ces propositions aux préoccupations des jeunes actuellement mobilisés dans plusieurs villes françaises.

"Il nous faut le droit de vote à 16 ans", a-t-il lancé, estimant que cette mesure contribuerait au respect dû aux jeunes. Il a salué chez les lycéens mobilisés "un mouvement qui fait preuve d’une très grande maturité politique et syndicale", défendant notamment le rôle des études comme perspective d’ascension sociale dans les quartiers populaires.

Du refus de la sélection à la formation professionnelle

Sur l’accès aux études supérieures, Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé son opposition à Parcoursup, dont La France insoumise demande l’abolition. Il a comparé la plateforme à un examen d’entrée à l’université et insisté : "Nous ne sommes pas pour la sélection".

Le candidat veut également rétablir un cursus de quatre ans pour préparer le baccalauréat professionnel. Il propose une filière continue du CAP à la licence professionnelle, permettant aux élèves de progresser d’un diplôme à l’autre et d’acquérir une formation plus complète.

Ces propositions s’accompagnent d’une critique des politiques éducatives menées depuis plus de quinze ans. Jean-Luc Mélenchon leur attribue la dégradation des établissements et dénonce une logique de recul du service public au profit du privé. "Le savoir n’est pas une marchandise", a-t-il déclaré.

Évaluer l’action publique au-delà du PIB

Le meeting a aussi permis au candidat de développer ses orientations économiques, dont sa proposition d’annulation de la dette. Il souhaite compléter le PIB par des indicateurs qualitatifs pour apprécier les résultats d’un gouvernement.

Il a notamment cité l’espérance de vie en bonne santé, les inégalités dans l’éducation, l’égalité salariale, l’exposition à la pollution et l’état de la biodiversité. À travers ces critères, il défend une évaluation de l’action publique fondée sur l’amélioration des conditions de vie, de l’accès à une alimentation de qualité au temps disponible pour s’occuper de ses enfants.