Une intervention qui a viré au drame dans les Bouches-du-Rhône. Dimanche 1er novembre, des sapeurs-pompiers ont été pris pour cible alors qu'ils tentaient d'éteindre un incendie impliquant un poids lourd et plusieurs véhicules légers, aux Pennes-Mirabeau.
Les faits se sont déroulés dans un secteur isolé de la vaste zone commerciale de Plan-de-Campagne.
Selon le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, les secours ont été confrontés à des tirs alors qu'ils intervenaient sur les véhicules en feu.
"Ils sont pris à partie par un homme avec une arme longue, probablement un fusil de chasse. L'un des sapeurs-pompiers est touché, il est grièvement blessé", a expliqué le représentant de l'État lors d'une conférence de presse.
Un adjudant-chef de 51 ans touché au thorax
La victime, un adjudant-chef âgé de 51 ans, a été grièvement blessée au niveau du thorax. Elle a été transportée à l'hôpital, où elle a subi une intervention chirurgicale.
Après les tirs, les policiers nationaux et municipaux sont rapidement intervenus pour contenir le suspect dans sa caravane.
L'homme est resté retranché pendant plusieurs dizaines de minutes avant d'être interpellé par les policiers du Raid.
Il a ensuite été placé en garde à vue au commissariat central de Marseille.
Le préfet a précisé que le suspect était déjà connu de la justice pour des faits de violences, notamment avec arme. Il a également évoqué de possibles troubles psychiatriques, sans qu'un diagnostic soit établi dans les informations communiquées.
Le parquet d'Aix-en-Provence a ouvert une enquête pour "tentatives d'homicide d'une personne chargée d'une mission de service public, destruction et dégradation par moyen dangereux et détention d'armes de catégorie B".
Laurent Nuñez exprime son indignation
L'agression a suscité de nombreuses réactions, notamment celle du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Sur X, celui-ci a exprimé son "indignation face à cette agression violente gratuite à l'encontre de nos pompiers qui s'engagent pour protéger", tout en rappelant que les circonstances exactes restaient à établir.
Le porte-parole des sapeurs-pompiers de France, Éric Brocardi, a également apporté son soutien à la victime et à ses proches.
"Quand ceux qui portent secours deviennent des cibles, c'est notre pacte républicain qui est atteint", a-t-il déclaré, avant de rappeler que "secourir ne doit jamais mettre en danger".