Avec un indice de criminalité de 55,75, la France devance la Belgique et l’Irlande, créditées d’environ 49 points. Elle apparaît également au 35e rang mondial, contre les 53e et 57e places occupées respectivement par ces deux pays.
Les villes françaises sont particulièrement présentes dans ce classement. Marseille arrive en tête à l’échelle européenne avec un score de 67,03. Grenoble grimpe de trois places et se retrouve troisième, tandis que Montpellier progresse d’un rang. Lyon connaît également une nette hausse, passant de la 11e à la 7e position. Nantes, Paris et Nice figurent aussi parmi les vingt agglomérations les moins bien notées du continent.
Six de ces sept villes sont administrées par la gauche. Nice constitue la seule exception, avec Christian Estrosi, élu de droite désormais rallié au camp présidentiel. Un constat politique qui ne permet toutefois pas, à lui seul, d’établir un lien de causalité avec leur position dans le classement.
Le classement Numbeo doit être relativisé : fondé sur le ressenti des internautes et non sur les statistiques officielles, il souffre d’une représentativité contestée malgré sa reprise par plusieurs grands médias internationaux. Créée en 2009 par l’entrepreneur serbe Mladen Adamović, ancien de Google et SunGard, la plateforme reste donc un indicateur de perception plus qu’une mesure précise de la criminalité.