La facture atteint 440 000 euros. À Marseille, un multipropriétaire a été condamné fin septembre après avoir transformé sans autorisation un petit immeuble d’habitation du Panier et un appartement du centre-ville en locations de courte durée. Cette sanction a été évoquée ce mercredi 7 octobre lors d’un bilan municipal consacré aux meublés touristiques, rapporte l’AFP.
La ville indique qu’une vingtaine de procédures judiciaires sont encore en cours. Elle entend limiter la place des locations saisonnières sur un marché où les habitants rencontrent des difficultés pour se loger.
Des règles différentes selon le logement
À Marseille, louer sa résidence principale à des touristes est limité à 90 jours par an. Dans cette limite, une autorisation de changement d’usage n’est pas nécessaire, précise le site municipal. La déclaration du meublé reste toutefois une démarche distincte.
Pour un logement qui ne constitue pas la résidence principale, les contraintes sont plus importantes. La ville prévoit une autorisation de changement d’usage et un mécanisme de compensation. Celui-ci vise à créer un logement destiné à l’habitation pour compenser la transformation d’un autre en hébergement touristique.
Ces obligations dépendent de la réglementation locale. Le site Service Public rappelle que, dans certaines communes, la mise en location touristique d’une résidence secondaire nécessite une autorisation préalable, éventuellement soumise à compensation. Publier une annonce sur une plateforme ne dispense donc pas de vérifier les démarches exigées par la mairie.
Marseille annonce une baisse de l’offre touristique
Selon Audrey Garino, adjointe au maire chargée du logement, l’offre de meublés touristiques est passée de 13 000 à 11 000 entre 2024 et 2025, soit une baisse annoncée de 16 %. Dans le quartier du Panier, le recul atteint 35 %, d’après les chiffres présentés par la municipalité.
La mairie attribue cette évolution à son encadrement des locations saisonnières. Ce mercredi matin, des agents municipaux ont également retiré des boîtes à clés installées sur des barrières dans l’espace public du Panier.