Serge Papin a convié ce lundi 19 octobre à 9 heures les fédérations de commerçants, les enseignes, les artisans et les restaurateurs, ainsi que les représentants des banques et des assurances. La réunion doit permettre d’évaluer les dégâts matériels, les pertes d’activité et les soutiens possibles pour les entreprises touchées.
Pour les professionnels dont les magasins ont été vandalisés ou pillés samedi, l’enjeu dépasse le remplacement des vitrines. Il concerne aussi les marchandises dérobées et la possibilité de reprendre leur activité. Les organisations professionnelles réclament notamment une accélération des indemnisations.
Une facture encore provisoire
La veille, Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution, a estimé sur LCI que 1 500 commerces avaient été directement touchés en France. Il a évoqué une facture de "plusieurs centaines de millions d’euros", tout en soulignant qu’il était encore trop tôt pour mesurer précisément les dégâts.
Ce montant constitue donc une première estimation du secteur, pas un bilan définitif des dommages assurés ni une somme que l’État aurait promis de prendre en charge.
La réunion de Bercy doit justement affiner ce diagnostic. Son objectif annoncé est de définir les actions susceptibles de soutenir les réparations et la pérennité des entreprises sinistrées.
Les aides restent à préciser
Dans son allocution dimanche soir, Emmanuel Macron a assuré que les professionnels touchés ne seraient pas laissés seuls. Une cellule interministérielle de crise est également annoncée ce lundi sous la présidence de Sébastien Lecornu, avec trois volets consacrés à l’économie et au commerce, aux assurances et au suivi judiciaire.
À ce stade, la convocation des banques et des assureurs ne constitue toutefois pas l’annonce d’une indemnisation automatique. La note préparatoire de Bercy ne fixe ni enveloppe d’aide, ni conditions d’accès, ni calendrier de versement.
Les réponses attendues portent désormais sur les engagements concrets des différents acteurs. Pour les commerçants, les prochaines annonces devront préciser quels soutiens seront accessibles, auprès de quels interlocuteurs et dans quels délais.