Un port de départ, un port d'arrivée. C'est sur cette logique que repose la nouvelle initiative annoncée dimanche 8 novembre par le ministre des Affaires étrangères. Invité du Grand Jury RTL-Public Sénat, Jean-Noël Barrot a indiqué qu'un réseau réunissant 14 ports à travers le monde serait officiellement lancé lundi, lors d'une réunion organisée à Marseille dans le cadre du G7.
L'objectif affiché : mieux suivre les marchandises suspectes d'un bout à l'autre de leur trajet. Il s'agit de "traquer les cargaisons, grâce à des outils comme l'intelligence artificielle, pour être mieux connectés les uns aux autres", a expliqué le ministre.
70 % des stupéfiants passent par les ports
Le choix des ports ne doit rien au hasard. Selon Jean-Noël Barrot, "70% des stupéfiants qui rentrent dans notre pays transitent au travers des ports". D'où l'idée de coordonner les points de départ et d'arrivée des cargaisons pour "juguler ce fléau".
Le chef de la diplomatie plaide plus largement pour s'attaquer au narcotrafic "à la racine", en visant à la fois les pays producteurs et les pays de transit. Il salue au passage une bonne coopération avec plusieurs États, notamment d'Amérique du Sud.
Un afflux qui reflue, selon le ministre
Jean-Noël Barrot se veut plutôt optimiste. D'après lui, l'afflux de drogue est en train de refluer, grâce à des accords de coopération et d'échange de renseignements qui permettent de mieux suivre les trafiquants.
La première réunion du réseau se tiendra donc à Marseille, ville qui devait initialement accueillir les ministres des Affaires étrangères du G7. Leur rencontre, qui réunit l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni, a finalement été déplacée lundi et mardi au Quai d'Orsay, à Paris.