Fausses alertes à la bombe dans des avions : le parquet de Paris cherche un lien avec des puissances étrangères

Fausses alertes à la bombe dans des avions : le parquet de Paris cherche un lien avec des puissances étrangères

Une enquête est ouverte après la série de fausses alertes à la bombe qui perturbe le trafic aérien depuis plusieurs jours. Le parquet de Paris veut identifier les auteurs des messages et vérifier d'éventuels liens avec des puissances étrangères.

Aucune bombe, mais une vraie inquiétude. Le parquet de Paris a annoncé samedi 7 novembre l'ouverture d'une enquête sur les fausses alertes visant des avions survolant le territoire français. Selon l'AFP, les investigations visent à retrouver les auteurs des courriels à l'origine de ces menaces et à établir leur "lien éventuel avec des puissances étrangères".

Un avion dérouté à Évreux

La série a pris de l'ampleur cette semaine. Jeudi, un appareil de la compagnie Aer Lingus a dû être dérouté vers Évreux après une alerte. Vendredi, Matignon a fait état de quatre nouvelles menaces visant des avions au-dessus de la France. À chaque fois, les services de déminage ont procédé à des inspections de sécurité, sans rien trouver.

La France n'est pas la seule visée. Depuis le début de la semaine, des dizaines de vols commerciaux européens ont fait l'objet d'alertes similaires. Le gouvernement irlandais a dénoncé une "probable campagne coordonnée visant à engendrer des perturbations".

Une revendication démentie

La piste reste à préciser. Des messages de revendication envoyés jeudi aux aéroports de Rome et de Sofia étaient signés d'un groupe se présentant comme les "combattants de l'État masculin", un nom qui semble renvoyer à un mouvement ultranationaliste russe. Le chef de ce mouvement a toutefois démenti toute implication.

Pour les experts, ces fausses alertes ont un double effet : elles mobilisent les forces de sécurité et sèment la peur, pour un coût dérisoire pour leurs auteurs.