Guerre en Ukraine : la France sera à la table des négociations d'Abou Dhabi, assure Jean-Noël Barrot

Guerre en Ukraine : la France sera à la table des négociations d'Abou Dhabi, assure Jean-Noël Barrot
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Les Européens ne seront pas tenus à l'écart. Le ministre des Affaires étrangères affirme que la France participera aux pourparlers entre Russes et Ukrainiens prévus les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi, sous médiation américaine.

Cette fois, l'Europe sera dans la pièce. Invité dimanche 8 novembre du Grand Jury RTL-Public Sénat, Jean-Noël Barrot a assuré que la France et les Européens seraient "représentés" lors des prochaines discussions entre la Russie et l'Ukraine. Elles doivent se tenir mardi et mercredi à Abou Dhabi, sous médiation américaine.

Le chef de la diplomatie française est resté discret sur la composition de la délégation. "Je ne peux pas vous dire encore qui représentera la France à cette occasion, mais elle y sera bien", a-t-il déclaré, sans dire non plus quels partenaires européens l'accompagneraient. Sur les grandes crises, Paris met d'ordinaire en avant le format dit "E3", qui associe la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni à la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

Une Europe accusée de parler en ordre dispersé

L'annonce tombe dans un contexte tendu entre Européens. Cette semaine, la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a dénoncé dans une lettre l'approche "désordonnée" des Européens sur le dossier ukrainien et sommé l'UE de dire qui parle en son nom. Vendredi, Kaja Kallas a pour sa part insisté pour que l'Europe soit associée à tout règlement du conflit.

Jean-Noël Barrot y voit le fruit d'une pression assumée. Selon lui, les Européens ont fait savoir aux médiateurs américains qu'aucune discussion touchant à l'avenir du continent ne pouvait ignorer leurs attentes et leurs exigences.

La crainte d'un accord dans leur dos

L'enjeu est de taille, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe. Donald Trump a promis un "très grand" accord avec la Russie, qui "pourrait englober toute l'Europe". Une perspective qui inquiète : Kiev et les Européens ont mis en garde vendredi contre toute architecture de sécurité qui se dessinerait sans eux. Plusieurs pays redoutent que Washington pousse vers un compromis favorable aux revendications russes.