Emmanuel Macron appelle à la vigilance. Interrogé jeudi 24 septembre sur TF1 et France 2 à propos de la menace russe en Europe, le chef de l'État a reconnu qu'une attaque de drones pourrait également toucher la France.
"Il y a une situation qui monte en tension et qui est inquiétante", a-t-il d'abord déclaré, en évoquant la multiplication d'actes hostiles dans plusieurs pays européens.
Le président a notamment fait référence à une tentative d'attaque contre l'aéroport de Leipzig, en Allemagne, début août.
"Est-ce que ça peut arriver ? Ma réponse est oui"
Interrogé sur la possibilité qu'un événement comparable se produise sur le territoire français, Emmanuel Macron s'est montré très clair.
"Est-ce que ça peut arriver ? Ma réponse est oui", a-t-il répondu. Le chef de l'État estime plus largement que "la Russie multiplie les actes hostiles et parfois criminels à l'égard des pays européens".
Selon lui, la France n'a toutefois pas encore été confrontée à une attaque semblable à celle de Leipzig.
Emmanuel Macron a également évoqué les cyberattaques, les opérations de désinformation ou encore les intrusions de drones constatées dans différents pays européens. L'Élysée avait déjà indiqué le 18 septembre que la France avait renforcé la protection de ses infrastructures critiques et de ses sites sensibles face aux risques d'attaques cyber et de drones.
Macron dément une alerte de la CIA visant la France
Le président de la République a également tenu à démentir une information particulièrement inquiétante qui circulait depuis plusieurs heures.
Le quotidien espagnol El Mundo avait rapporté que la CIA aurait alerté plusieurs pays européens, dont la France, l'Espagne et l'Italie, sur une potentielle opération russe menée à l'aide de drones contre des sites stratégiques.
Emmanuel Macron a contesté cette version : "La CIA n'a pas informé les services français d'une telle attaque", a-t-il affirmé jeudi soir.
Il ne s'agit donc pas de l'annonce d'une attaque imminente en France. Le chef de l'État estime en revanche que le risque d'actions de ce type doit désormais être pris en compte.
Face à cette évolution de la menace, Emmanuel Macron assure que les autorités françaises se préparent. Les préfets ont notamment été mobilisés afin de renforcer la protection des infrastructures stratégiques et des sites militaires. "Nous sommes dans un moment de vigilance", avait-il déjà déclaré quelques jours auparavant.
Une vigilance que le président juge nécessaire dans un contexte où, selon lui, les actions hostiles contre plusieurs pays européens se sont multipliées ces dernières semaines.