Lycées bloqués : pas de report du bac, mais la fin de la lettre de motivation sur Parcoursup

Lycées bloqués : pas de report du bac, mais la fin de la lettre de motivation sur Parcoursup

Malgré les heures de cours perdues dans les lycées bloqués, Édouard Geffray exclut de décaler le baccalauréat. Le ministre de l'Éducation nationale promet en revanche du rattrapage et plusieurs changements sur Parcoursup dès cette année.

Pas question de toucher aux examens. Dans un entretien au "Parisien" publié samedi 7 novembre, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a fermé la porte à tout aménagement du calendrier du baccalauréat pour tenir compte de la mobilisation lycéenne. Son argument : un diplôme national ne peut pas être adapté au cas par cas, selon la situation de chaque établissement.

Le ministre relativise d'ailleurs l'ampleur des perturbations. D'après lui, les deux tiers des lycées n'ont connu aucun blocage, ou seulement des perturbations très légères sur une ou deux journées.

Du rattrapage là où les cours ont sauté

Pour les établissements les plus touchés, le ministère étudie l'attribution de moyens supplémentaires, notamment pour organiser des cours de rattrapage. Édouard Geffray évoque aussi une adaptation du contrôle continu, avec la possibilité d'étaler l'évaluation sur un semestre plutôt que sur un trimestre.

Parcoursup : le calendrier maintenu, les règles changent

Le calendrier de Parcoursup ne bougera pas non plus. Le ministre juge qu'un tel chamboulement cette année ferait courir un risque à tous les candidats. La plateforme d'orientation va toutefois évoluer.

Première mesure annoncée : le gouvernement promet de supprimer dès cette année la lettre de motivation obligatoire. Il s'engage aussi à une transparence totale sur les critères et les algorithmes locaux utilisés par les formations pour classer les candidats. Les lycéens refusés devraient pouvoir connaître le motif de leur non-admission.

Une semaine décisive

Ces annonces interviennent à la veille d'une journée chargée. Lundi doit se réunir pour la première fois le comité de réforme de Parcoursup, une plateforme dont les organisations lycéennes réclament la suppression pure et simple. Le même jour, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir à Matignon les représentants des lycéens et des étudiants.