"Nos élèves ont besoin d’aller en cours" : Édouard Geffray s’adresse aux lycéens

"Nos élèves ont besoin d’aller en cours" : Édouard Geffray s’adresse aux lycéens
DR

Le ministre défend l’accès aux enseignements alors que les blocages se poursuivent ce mardi 3 novembre. Ministères et syndicats donnent des chiffres très différents.

"Chacun est libre de manifester. Mais nul ne peut empêcher les élèves d’aller en cours." Dans un message publié lundi sur Instagram, Édouard Geffray a rappelé sa position face aux blocages des établissements scolaires. Son intervention précède une nouvelle journée de mobilisation lycéenne et étudiante, ce mardi 3 novembre.

Le ministre de l’Éducation nationale affirme que des centaines de milliers de lycéens ont été privés d’enseignements pendant plusieurs semaines. Il estime que de nouvelles interruptions les placeraient en difficulté, notamment ceux qui préparent des examens.

Une inquiétude pour les examens et la poursuite des études

Au-delà du baccalauréat, le ministre met en avant la prévention du décrochage scolaire et la possibilité, pour les élèves, de poursuivre leur parcours dans l’enseignement supérieur.

"Nos élèves ont besoin d’aller en cours", conclut-il dans sa publication. Il distingue ainsi la liberté de manifester de la possibilité d’empêcher l’accès aux enseignements.

Cet appel intervient alors que les organisations de jeunesse cherchent à amplifier la mobilisation après les vacances de la Toussaint. Elles jugent insuffisantes les réponses apportées par le gouvernement et maintiennent leurs actions avant la journée de grève et de manifestations du jeudi 5 novembre.

Des décomptes très éloignés ce mardi

L’Éducation nationale fait état de 48 lycées bloqués ce matin. L’Union syndicale lycéenne en revendique 500 et dénonce une répression du mouvement.

Dans le supérieur, le ministère annonce 51 établissements perturbés sur les 184 de son décompte. À 11h, l’Union étudiante revendiquait, de son côté, plus de 50 campus bloqués et une université sur deux perturbée.

Ces chiffres ne désignent pas nécessairement les mêmes situations. Un campus, une université et un établissement constituent des périmètres différents, tandis qu’un site perturbé n’est pas forcément entièrement bloqué.

La prochaine échéance nationale est fixée au jeudi 5 novembre. Les organisations lycéennes et étudiantes entendent inscrire leur mobilisation dans cette journée interprofessionnelle.