Bruno Retailleau réclame l’intervention des forces de l’ordre dans les lycées bloqués

Bruno Retailleau réclame l’intervention des forces de l’ordre dans les lycées bloqués
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Invité de franceinfo ce jeudi, le candidat LR demande de débloquer les établissements et propose un délit de pillage après les violences survenues le 17 octobre dernier.

Bruno Retailleau appelle l’Éducation nationale à "requérir les forces de sécurité pour débloquer les lycées". Le candidat des Républicains à l’élection présidentielle s’est exprimé ce jeudi 5 novembre dans le 8h30 de franceinfo, alors que lycéens et étudiants sont appelés à rejoindre la journée de mobilisation sociale.

"Il est temps de ne pas bloquer", affirme le président de LR. Il dénonce "la violence d'une minorité bruyante", estimant que les blocages empêchent les autres élèves d’accéder aux cours.

"Quand vous avez 15 lycéens qui empêchent des centaines [d'autres] d'entrer dans un lycée, je dis qu'il y a un acte de violence", poursuit-il.

Une proposition de délit de pillage

Le sénateur souhaite également créer un "délit de pillage", après les violences et les vols commis lors de la mobilisation du 17 octobre. Il défend des sanctions tenant compte des conséquences collectives de ces actes, au-delà de la valeur des biens dérobés.

Il s’agit d’une proposition du candidat, et non d’une nouvelle infraction entrée en vigueur.

Bruno Retailleau maintient aussi sa demande de recourir à l’état d’urgence lors de cette précédente journée de mobilisation. Ce dispositif "était nécessaire", assure-t-il, tout en jugeant que "les suites judiciaires aient été très pauvres".

Les chiffres communiqués par les autorités distinguent plusieurs étapes de la réponse pénale. Le ministère de l’Intérieur a fait état de 2 628 interpellations le 17 octobre. Le ministère de la Justice a annoncé, le 22 octobre, que 186 personnes avaient été incarcérées entre le 18 et le 21 octobre.

La présidentielle comme débouché politique

Le candidat LR affirme toutefois entendre les inquiétudes exprimées dans le mouvement social. "L'angoisse sociale, la colère, je la comprends", déclare-t-il.

Il considère que la réponse politique à cette mobilisation passera par le scrutin de 2027. Pour Bruno Retailleau, "le débouché sera l'élection présidentielle".