Manifestants blessés : 127 enquêtes judiciaires confiées à l’IGPN

Manifestants blessés : 127 enquêtes judiciaires confiées à l’IGPN
DR France MAG

Depuis le début de la mobilisation le 24 septembre, 127 enquêtes judiciaires ont été confiées à l’IGPN. Elles doivent établir les circonstances des blessures de manifestants.

L’Inspection générale de la police nationale a été saisie de 127 enquêtes judiciaires depuis le déclenchement du mouvement lycéen, le 24 septembre, rapporte Le Parisien dans un article publié ce jeudi 5 novembre.

Ces investigations, menées sur l’ensemble du territoire, doivent déterminer si les blessures signalées lors des opérations de maintien de l’ordre résultent d’un usage illégal ou disproportionné de la force.

Le quotidien évoque notamment des blessures graves touchant les mains, les yeux ou les mâchoires. Des mineurs figurent parmi les manifestants blessés. Des policiers et des gendarmes ont également été blessés au cours de la mobilisation.

Des investigations sous l’autorité de la justice

Surnommée la "police des polices", l’IGPN contrôle notamment le respect des règles professionnelles et déontologiques par les agents de la police nationale.

Ses enquêtes judiciaires sont conduites à la demande d’un procureur de la République ou d’un juge d’instruction. Elles se distinguent des enquêtes administratives, qui concernent d’éventuels manquements professionnels et peuvent déboucher sur une procédure disciplinaire.

Le chiffre de 127 correspond donc à des enquêtes confiées à l’inspection, et non à autant de fautes établies ou de policiers condamnés. L’ouverture d’une procédure ne préjuge pas de ses conclusions.

Le contrôle des interventions au cœur du débat

Ces investigations interviennent alors que le mouvement, initialement porté par les lycéens, s’est élargi à d’autres revendications sociales. La question du contrôle des interventions policières accompagne désormais celle de la sécurité des cortèges.

Les enquêtes devront établir les circonstances propres à chaque affaire et les éventuelles responsabilités. Les suites pénales relèvent de l’autorité judiciaire.