Le nouveau préavis adressé au ministre de l’Intérieur du mercredi 14 octobre couvre chaque journée du 21 octobre au 4 décembre inclus. Il prend le relais de la mobilisation engagée le 8 septembre, dont le préavis initial devait s’achever le 20 octobre.
Les syndicats estiment que les réponses du gouvernement restent insuffisantes. Ils attendent des engagements dans la loi de modernisation de la Sécurité civile, le budget 2027 et un protocole d’accord consacré à la santé, à la sécurité et aux carrières des sapeurs-pompiers professionnels.
Davantage de moyens et moins de missions non urgentes
L’intersyndicale réclame un financement durable des services d’incendie et de secours, adapté aux missions qui leur sont confiées. Elle demande également des recrutements statutaires pour ajuster les effectifs aux sollicitations et améliorer les conditions de sécurité.
Les organisations veulent notamment réduire les transports non urgents de malades confiés par le SAMU, qui mobilisent des moyens opérationnels. Leur objectif est de recentrer davantage les équipes sur les missions de secours.
La santé des agents figure aussi parmi les revendications. Les syndicats demandent une meilleure reconnaissance des expositions aux substances toxiques et cancérogènes, ainsi qu’une prise en compte de l’usure physique et psychique. Ils souhaitent ouvrir des négociations sur les fins de carrière et la retraite.
Les annonces financières n’ont pas clos le conflit
Début octobre, Laurent Nuñez avait annoncé un milliard d’euros supplémentaires sur cinq ans pour la Sécurité civile, dont 200 millions en 2027. Les organisations syndicales continuent néanmoins de réclamer des garanties sur les moyens et leur financement.
Le préavis concerne également les personnels administratifs, techniques et spécialisés des services d’incendie et de secours. L’intersyndicale demande une reconnaissance de leurs métiers, parallèlement à une révision des carrières et des rémunérations des pompiers professionnels.
La couverture de chaque journée par le préavis ne signifie pas une cessation permanente du travail de tous les agents. La CFDT-SDIS souligne que les réquisitions peuvent limiter la visibilité de la grève et que la mobilisation peut aussi prendre la forme de marquages sur les véhicules ou les uniformes.
Les syndicats se disent disponibles pour engager le dialogue avec le ministère. Le nouveau préavis court jusqu’au vendredi 4 décembre.