La rentrée scolaire pourrait être marquée par une nouvelle vague de blocages dans les lycées français. Après deux semaines de vacances et six semaines de mobilisation, les organisations lycéennes entendent poursuivre leur mouvement pour réclamer de meilleures conditions d'études.
Face à cette contestation, Sébastien Lecornu a demandé au ministre de l'Éducation nationale de s'assurer que les 200 lycées ayant remonté le plus de problèmes sur la plateforme officielle obtiennent une réponse des autorités régionales compétentes, selon Matignon.
Mercredi dernier, le Premier ministre avait indiqué à l'Assemblée nationale que plus de 1 000 contributions avaient été déposées sur cette plateforme, en évoquant 3 000 lycées.
Des blocages annoncés dès lundi
Cette nouvelle initiative gouvernementale ne semble pas convaincre les représentants lycéens mobilisés.
Ce dimanche 1er novembre, Pierre Sourzat, responsable de l'organisation Les Lycéens !, a confirmé sur RMC son appel à bloquer les établissements dès la reprise des cours.
"Bien sûr qu'on appelle au blocus […] les lycées seront bloqués, et ce dès lundi", a-t-il déclaré, dénonçant une "politique de comptoir" du gouvernement.
Le responsable reconnaît toutefois que le mouvement devrait prendre davantage d'ampleur mardi.
L'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante ont notamment appelé à des blocages mardi 3 et jeudi 5 novembre, cette dernière date correspondant à une journée de grève interprofessionnelle.
Le gouvernement tente d'apaiser la contestation
Depuis plusieurs jours, l'exécutif multiplie les annonces pour répondre aux revendications des lycéens et des étudiants.
Parmi les mesures présentées figure notamment le remplacement progressif du système d'admission dans l'enseignement supérieur Parcoursup, annoncé d'ici 2028.
Jeudi, Emmanuel Macron avait également appelé les jeunes à reprendre les cours "dans le calme", estimant que "la jeunesse a été entendue".
Mais les organisations mobilisées ne partagent visiblement pas cette analyse et souhaitent maintenir la pression.
La journée du lundi 2 novembre donnera une première indication sur l'ampleur de la reprise du mouvement, avant les appels nationaux au blocage de mardi et jeudi.