La mobilisation lycéenne reste particulièrement forte, même si elle a légèrement reculé vendredi.
Selon Laurent Nuñez, 735 établissements ont été concernés le 2 octobre, soit 30% de moins que la veille. Des violences urbaines ont toutefois été recensées aux abords de 158 lycées, avec notamment des jets de projectiles et des prises à partie visant forces de l’ordre, enseignants, journalistes ou passants.
Au total, 1 747 personnes ont été interpellées vendredi, après 1 954 la veille. Depuis le début du mouvement lundi, le nombre d’interpellations dépasse désormais les 5 000.
85% des personnes interpellées sont mineures
Le ministre de l’Intérieur indique que 85% des personnes interpellées sont mineures et "en grande partie" lycéennes.
Il précise toutefois qu’elles ne sont pas nécessairement scolarisées dans les établissements autour desquels les incidents se produisent.
Laurent Nuñez a également évoqué une mobilisation d’une ampleur supérieure aux précédents mouvements lycéens. Il attribue notamment cette diffusion aux réseaux sociaux et met en cause le rôle de La France insoumise et de structures qu’il présente comme proches de l’ultragauche dans l’organisation des blocages.
Il estime néanmoins qu’une partie des violences échappe aux organisations à l’origine de la mobilisation.
Cinq policiers visés par des saisines de l’IGPN
Interrogé sur les interventions policières et plusieurs images de lycéens blessés ou malmenés, Laurent Nuñez a assuré que les forces de l’ordre avaient pour consigne de faire cesser les violences dans le respect des principes de proportionnalité et de retenue.
Il a toutefois confirmé que cinq policiers faisaient l’objet d’une saisine de l’Inspection générale de la Police nationale pour des gestes dont la justice devra déterminer s’ils étaient proportionnés.
Le ministre est également revenu sur l’agression d’un policier à Belfort, précisant que celui-ci allait bien. Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte.
À l’approche de la nouvelle journée de mobilisation annoncée mardi 6 octobre, Laurent Nuñez a appelé "à l’apaisement et à la vigilance".