Violences du 17 octobre : Laurent Nuñez convoqué à l'Assemblée nationale pour s'expliquer sur les défaillances du maintien de l'ordre

Violences du 17 octobre : Laurent Nuñez convoqué à l'Assemblée nationale pour s'expliquer sur les défaillances du maintien de l'ordre
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Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez sera le premier responsable auditionné par la commission d'enquête parlementaire consacrée aux violences du 17 octobre. Attendu mardi 3 novembre à l'Assemblée nationale, il devra notamment répondre aux questions des députés sur le manque d'anticipation des autorités et les dysfonctionnements du dispositif de sécurité. Des travaux qui débutent dans un climat de tensions politiques.

Pourquoi les autorités n'ont-elles pas anticipé l'ampleur des violences et des pillages du 17 octobre ? C'est l'une des principales questions auxquelles la commission d'enquête parlementaire entend répondre.

Et pour ouvrir ses travaux, les députés ont choisi d'entendre directement le ministre de l'Intérieur.

Laurent Nuñez sera auditionné mardi 3 novembre, après la séance de questions au gouvernement, selon une convocation révélée par Le Parisien.

Le président de la commission, le député Renaissance Vincent Caure, avait exprimé sa volonté d'entendre le locataire de la place Beauvau dès le début des investigations.

Renseignement, maintien de l'ordre et réseaux sociaux au cœur de l'enquête

Les parlementaires vont notamment chercher à comprendre comment les pouvoirs publics ont préparé les manifestations du 17 octobre, marquées par d'importantes violences dans plusieurs villes françaises.

L'exécutif a déjà reconnu des défaillances dans l'évaluation de la mobilisation et des risques de débordements.

La commission examinera ainsi les informations détenues par les services de renseignement, les moyens mobilisés par les forces de l'ordre et les éventuels dysfonctionnements du dispositif de sécurité.

Les députés s'intéresseront également aux informations transmises aux maires par les préfectures, à l'organisation des auteurs de violences, à l'influence des réseaux sociaux et à d'éventuelles ingérences étrangères.

La réponse judiciaire apportée aux pillages et aux dégradations fera elle aussi l'objet d'un examen.

Le Rassemblement national boycotte la commission

Mais avant même sa première audition, la commission est confrontée à des divisions politiques.

Le Rassemblement national a annoncé son intention de boycotter les travaux, contestant la répartition des postes de rapporteurs.

À l'issue d'un vote à bulletin secret, trois députés ont été désignés : Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), Roger Vicot (PS) et Pouria Amirshahi (écologiste).

Le RN estime qu'un de ces postes devait lui revenir, compte tenu de son poids à l'Assemblée nationale.

De son côté, Agnès Firmin Le Bodo a décidé de se mettre en retrait, considérant que ces tensions fragilisaient la crédibilité de la commission.

La gauche refuse de revenir sur le résultat du vote et demande que les investigations commencent sans attendre.

Certains députés de gauche auraient toutefois préféré entendre Laurent Nuñez à la fin des auditions, après avoir recueilli les témoignages des préfets, des maires et des responsables de la sécurité.

Le ministre doit également être entendu lundi 2 novembre par la commission des Lois, cette fois dans le cadre de l'examen du budget de l'État.