Pas question pour le gouvernement de revivre les violences du 17 octobre. À quatre jours des nouvelles manifestations prévues dans le pays, Laurent Nuñez affiche sa détermination.
Interrogé ce mardi sur RTL, le ministre de l'Intérieur a assuré que le dispositif policier déployé samedi 31 octobre serait "aussi conséquent que samedi dernier".
L'objectif est d'empêcher de nouveaux débordements, après les violences qui avaient marqué les rassemblements du 17 octobre.
"La solution ne peut pas être que sécuritaire, mais elle doit d'abord être sécuritaire", a défendu Laurent Nuñez.
Le ministre affirme avoir reçu pour mission d'éviter la répétition de ces événements. "C'est la mission qui m'a été assignée", a-t-il insisté.
Une responsabilité financière pour les casseurs
En parallèle de la préparation des prochaines manifestations, Laurent Nuñez doit défendre ce mardi au Sénat son projet de loi baptisé "casseurs-payeurs".
Un texte qu'il refuse de présenter comme une nouvelle réponse répressive.
"Ce n'est pas une loi répressive. C'est une loi qui modifie les mécanismes de responsabilité civile", a-t-il expliqué.
Le projet prévoit notamment la création d'un mécanisme de responsabilité solidaire, destiné à faciliter la réparation financière des dommages.
"On crée une responsabilité solidaire. (...) Il y a déjà une responsabilité pénale, vous êtes en faute !", a précisé le ministre.
Autre disposition défendue par Laurent Nuñez : la possibilité, lorsqu'une personne condamnée est insolvable, de rechercher le remboursement des dégâts sur certaines prestations sociales qu'elle perçoit.
Cette mesure doit encore être examinée dans le cadre du parcours parlementaire du texte.
À quelques jours du 31 octobre, l'exécutif entend ainsi combiner renforcement du maintien de l'ordre et responsabilisation financière des auteurs de dégradations.